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"S’il n’existe pas de méthode unique pour gérer le stress, quelques conseils pratiques, susceptibles d’être mis en place sans attendre, peuvent vous permettre de mieux gérer une période difficile. Et ainsi empêcher ce stress de gagner en consistance.
Cernez le problème. En premier lieu, il s’agit de bien identifier l’origine du stress. Ce qui peut être simple, lorsqu’il s’agit d’une difficulté professionnelle par exemple, ou d’un conflit. Mais plus compliqué quand un problème apparent en cache un autre, sous-jacent et plus sérieux.
Parlez-en. Plutôt que de tout garder pour vous, parlez de votre stress à vos proches, famille ou amis. Un : le fait de libérer la parole peut vous aider à mieux vous sentir. Deux : ne sous-estimez pas leur capacité à vous aider et à trouver les ressources pour vous faire passer un cap. Bien sûr, vous pouvez aussi vous confier à un professionnel de santé, comme votre médecin.
Stop ! Un bon moyen de réduire son stress est aussi de se simplifier la vie. En commençant par savoir dire… non ! De quoi vous éviter quelques surcharges de travail ou autres activités qui vous pèsent. À condition bien sûr d’avoir, au préalable, bien identifié ces dernières.
Du plaisir. Dans le même ordre idée, concentrez-vous ensuite sur les activités, disciplines et autres moments que vous appréciez, comme, par exemple, pratiquer votre sport préféré. Le fait de bouger permet à la fois de diminuer le stress et d’améliorer votre humeur. Le plus important est de prendre du plaisir. Vous préférez vous plonger dans un livre, aller vous balader en forêt, regarder un film ? Faites !
Consultez. Comme le soulignent les représentants de l’Ordre des psychologues du Québec, « certaines situations demandent une aide plus importante ». Exemple ? « Lorsque la position de détresse dans laquelle vous vous trouvez ne s’améliore pas, que les ressources autour de vous se révèlent insuffisantes, que les épreuves rencontrées vous empêchent d’accomplir votre travail et affectent votre vie personnelle."
- Source: Edwige Coupez Radio France
"Je n’ai aucun mérite! J’ai eu beaucoup de chance !" Ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur ne voient pas leurs propres qualités et ont tendance à minimiser chacun de leurs succès, de peur d'être démasqués. Ce doute maladif a été identifié en 1978 par deux psychologues cliniciennes américaines, Suzanne Imes et Pauline Rose Clance. Cette dernière a publié Le complexe de l'imposture, édité chez Flammarion en France et a établi un test, pour savoir en 20 questions si vous souffrez plus ou moins de ce syndrome de l'imposteur. "Est-ce que je pense que mes succès sont dus à une erreur? Est-ce que j'aurais pu faire mieux? Est-ce que je trouve les autres plus intelligents ?"
Au début de leurs recherches, les deux psychologues ont constaté ce trouble chez les femmes ayant fait de hautes études. On sait depuis que les hommes sont aussi concernés. Mais moins que les femmes, selon le magazine Psychologie positive qui a interrogé 1 500 de ses lecteurs (dont 114 hommes) dans son numéro de mai/juin. 35% ont parfois ce sentiment d'imposture, 23% souvent, et plus on a de diplômes, plus c'est fréquent .
Ce syndrome, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, peut être vécu par certains comme un moteur de réussite. Mais il peut aussi devenir très invalidant. Imaginez douter en permanence de votre intelligence et de vos compétences et que chacun de vos succès vient renforcer ce sentiment d'imposture. Le réflexe est de placer chaque fois la barre un peu plus haut, ce qui peut mener tout droit au burn-out.
Pour sortir de ce cercle vicieux, le magazine Psychologie positive conseille plusieurs exercices pratiques :
- Ecrivez votre CV à la troisième personne pour prendre de la distance et n'hésitez pas à solliciter vos proches pour leur demander quels sont vos points forts.
- Ouvrez un carnet de compliments et notez-y tous les remarques positives qui vous sont adressées, pour apprendre à être fier de vos succès.
- Repérez ce qui déclenche ce sentiment d'imposture. Ce peut être un sujet comme l'argent, mais aussi une personne (cet ami toujours parfait, ou ce collègue à qui tout réussi). Le philosophe Charles Pépin, qui a écrit un livre sur La confiance en soi chez Allary Editions conseille d'ailleurs de chercher des relations qui nous font du bien, qui nous sécurisent et qui nous grandissent. Pour la psychanalyste Anne Dufourmantelle dans Puissance de la douceur, ce manque confiance en soi est en fait un manque de confiance en les autres, qui se traduit par un manque de sécurité intérieure, cette fameuse peur d'être démasquée.
- L'activité physique, des exercices de respiration ou de méditation peuvent vous aider à clarifier vos idées, en focalisant votre attention sur votre corps et sur vos sensations, pour détourner votre attention de ses pensées d'imposture.
- Cherchez ce qui vous fait vraiment peur, ce que signifie cette angoisse.
- Et puis imaginez le pire, que vous êtes finalement démasqué. Imaginez la réaction que pourraient avoir vos proches ou vos collègues. Vous devriez en rire, et relativiser et prendre enfin pleinement la place qui vous revient."